Communiqué de presse d’Alain Avello
Président de Racine— les enseignants patriotes
Membre de l’Equipe nationale et du Comité exécutif des Patriotes
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Samuel Paty, professeur et, désormais, symbole de la République, n’a pas seulement été assassiné, le 16 octobre 2020, par un islamiste, bras armé d’un communautarisme ennemi de la France , il a été abandonné de tous ou presque : abandonné par la plupart de ses collègues, certains d’entre eux, d’extrême gauche, ayant d’autant plus perdu le sens de la laïcité et du service public qu’ils sont idéologiquement compromis avec l’islam politique, abandonné par une administration se réfugiant à ce point dans la lâcheté des prudences bureaucratiques et des accommodements complices qu’elle refuse désormais d’apporter à ses fonctionnaires la protection à laquelle ils ont pourtant droit, abandonné par une République devenue pusillanime et faible tant ses dirigeants non seulement ne défendent plus ses principes, mais n’ont de cesse de les renier et de les trahir.
L’institution scolaire qui aurait dû demeurer le lieu le plus sacré où ces principes prévalent absolument, s’appliquent avec intransigeance et se transmettent avec dévotion est aujourd’hui celui où la laïcité se trouve taxée d’ « islamophobe » par des syndicats gauchistes tels SUD éducation, où de nombreux chefs d’établissements refusent d’appliquer la circulaire Attal interdisant l’abaya sous prétexte qu’il ne leur appartiendrait pas de faire « la police du vêtement », et dont certains responsables révèlent par leurs positionnements et déclarations qu’ils n’ont cure de la laïcité, voire qu’ils n’en comprennent pas le sens.
Dans ce contexte, Samuel Paty est mort pour avoir prétendu l’enseigner.
Nul étonnement dès lors à ce que le film de Vincent Garenq, L’Abandon, qui retrace les onze derniers jours du professeur assassiné dérange autant : il renvoie à l’ensemble de ces renoncements, il pointe du doigt avec calme et sans outrance les manquements et complicités et, au-delà, constitue le rappel tragique de ce qu’il en coûte à une nation de se couper de ses principes fondateurs.
À cet égard, les réactions proprement innommables de quelques « influenceurs » à la sortie de la projection du film sont le terrible symptôme d’une société ayant totalement perdu le sens d’elle-même et jusqu’à celui de la décence commune : voir des individus trouver le moyen de relativiser, de tourner en dérision et de politiser bassement — ils se proclament soutiens de Jean-Luc Mélenchon — une tragédie de cette nature révèle moins leur indignité personnelle que l’effondrement moral et civique auquel conduit désormais l’incapacité de l’Ecole à former des citoyens, d’autant que de l’Ecole, ils semblent à peine sortis.
Aussi est-ce une question de sursaut et de salut républicains que de donner au film de Vincent Garenq la plus large diffusion possible ; en tout premier lieu, auprès des publics scolaires. C’est précisément parce que l’École ne transmet plus suffisamment les principes qui fondent notre communauté nationale que la diffusion de L’Abandon doit devenir obligatoire dans tous les établissements secondaires du pays.
Nous demandons donc solennellement à Édouard Geffray, ministre de l’ Éducation nationale, de donner pour consigne à l’ensemble des recteurs, directeurs des services départementaux et chefs d’établissements que le film L’Abandon soit diligemment diffusé et expliqué dans chaque classe des collèges et lycées de la République.




