DiscoursRégion Pays de la LoireUneVidéosVœu concernant l’accueil des migrants en Pays de la Loire

27 novembre 2016
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«  Alain Avello prononçait, lors de la session du 20 octobre 2016 du Conseil régional des Pays de la Loire, un vœu demandant au président de la Région, Bruno Retailleau, de clarifier sa position concernant l’arrivée de migrants en Pays de la Loire :


 

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Si une minorité de Français, surreprésentée, il est vrai, dans cette Assemblée, comme dans l’ensemble de la classe politique, et aussi bien à droite qu’à gauche, persiste à tenir l’immigration pour une « chance », tant, pour elle, la mondialisation est conforme à ses intérêts, de plus en plus de nos compatriotes, eux au contraire, n’en peuvent plus face à la  déferlante migratoire qu’ils subissent, et qui, toujours plus massive et incontrôlée, s’annonce et vient !

Non, pour ces Français du peuple, qui n’appartiennent ni à l’ « hyperclasse mondialisée », ni à ceux, minoritaires donc, tirant d’une façon ou d’une autre profit de la planétarisation des réseaux et des flux, humains en particulier, pour ces Français, qui pour autant n’ignorent nullement les drames humains qui la nourrissent et l’accompagnent,
l’immigration de masse n’est pas une « chance » !

Bien au contraire, ils la vivent comme faisant peser sur leurs conditions d’existence les plus lourdes menaces, menaces culturelle et sécuritaire, mais, tout aussi bien et d’abord, économique et sociale…

Ces Français du peuple, dont les politiques que nous sommes devraient être mus par le seul souci de défendre les intérêts, seront, et ils le savent, les premières et principales victimes de la « crise des migrants », cette crise provoquée pour partie par une politique étrangère inféodée et inconséquente, et résultant tout autant du capitalisme financier mondialisé, l’immigration constituant ce lumpen-proletariat requis par le stade contemporain du capitalisme.

Ce péril migratoire, qui n’était jusque-là qu’un sujet pour partie lointain en Pays de la Loire, nous concerne désormais au premier chef : nous en constatons les manifestations visibles par l’accueil régulier et croissant de populations d’Afrique et du Moyen-Orient ; l’arrivée de cinquante « migrants » est par exemple annoncée à Saint-Brevin-les-Pins, en Loire-Atlantique.

Certes, le maire de cette commune montre des réticences à accueillir ces personnes. Mais il le fait finalement assez mollement, contraint qu’il est par une  décision arbitraire de l’État qui ne cesse, aux dépends de la protection qu’il devrait prêter d’abord aux Français, de marquer une « préférence étrangère » favorisant ces populations, dont nous ne méconnaissons certes pas la situation, souvent dramatique, mais qui arrivent, faut-il le rappeler, de manière massive et croissante sur les côtes européennes.

Ainsi, en septembre 2015, Manuel Valls annonçait-il le déblocage de 600 millions d’euros pour organiser, dans les deux années à venir, l’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile.

À ce stade, notre pays a prévu d’accueillir 24 000 réfugiés, ou réputés tels — en plus des 9 000 initialement annoncés.

Ces personnes arrivent principalement de Syrie, d’’Erythrée, d’Afghanistan… ; elles viennent du Nigeria, du Mali, de Gambie…
En 2014, près de 15 000 demandes d’asile ont obtenu le statut de réfugiés, à peu près 22 % du total. Et en 2015, ce nombre a explosé à 60 000 !
Avec l’augmentation des flux migratoires, augmente aussi, donc, les demandes d’asile, et la satisfaction donnée à celles-ci selon des critères toujours plus larges, en dépit des intérêts véritables de nos compatriotes.

De surcroît, le Premier ministre déclarait il y a environ un an que « toute personne qui souhaite solliciter la protection de notre pays doit être certaine (…) de bénéficier d’un accueil, d’un hébergement et d’une prise en charge optimaux ».

Les Ligériennes et Ligériens doivent savoir quelle forme prend cette « priorité étrangère » : il existe différents mécanismes, comme l’allocation temporaire d’attente (ATA) de 340 euros par mois (si le « migrant » ne bénéficie pas d’un hébergement),  l’allocation mensuelle de subsistance (AMS) de 91 euros par mois, l’accès automatique au régime général d’assurance maladie, sans compter un certain nombre d’aides locales, communales ou intercommunales, relatives par exemple à la cantine pour les enfants, à l’inscription à des épiceries sociales ou la gratuité des transports en commun.

Ces aides sont nombreuses. Ceux qui en bénéficient sont eux-mêmes de plus en plus nombreux. Et leur nombre n’ira pas décroissant tant que la crise migratoire ne sera pas, si nous pouvons dire, « résolue », par la stabilisation des États irakien et syrien, la non-ingérence diplomatique des pays occidentaux en Afrique et au Moyen-Orient,
et une refondation en profondeur de notre politique migratoire.

Si nous comprenons l’impératif de solidarité et concevons que la France doive prendre une part dans la « misère du monde », nous nous devons, au nom du peuple, de marquer nos réserves et notre défiance à l’égard de ce qui, rapporté à la misère sociale que connaissent tant de nos compatriotes, relève, comment ne pas le reconnaître, d’une véritable « préférence étrangère » !

Et les Français sont fondés à de moins en moins accepter de systématiquement voir la priorité accordée aux étrangers — migrants, demandeurs d’asile ou autres — dans l’attribution d’un certain nombre d’aides sociales !

Aussi et tel et le sens du présent vœu qu’au nom du groupe Front National-Rassemblement Bleu Marine je formule devant vous aujourd’hui, nous demandons à la majorité qui représente ici, en quelque sorte, la parole officielle de notre collectivité, de clarifier sa position sur la politique qui sera sienne durant l’année à venir relativement à l’accueil des populations migrantes.
Notre groupe d’élus propose à notre Assemblée de s’inspirer de la proposition de notre ami Steeve Briois, maire d’Hénin-Beaumont.

Monsieur Briois a fait la proposition d’une association et d’une charte déposées il y a quelques semaines, et s’intitulant « Ma commune sans migrants ».

Nous l’espérons, Monsieur le président, vous saurez vous aussi dire à nos côtés que l’accueil des migrants « génère un coût financier et social que nos communes, soumises à la baisse des dotations de l’État, ne peuvent plus supporter », qu’il engendre encore « des tensions avec les administrés  », lesquelles sont susceptibles de nuire à l’ordre public et fait peser un risque majeur sur la sécurité de nos concitoyens, cette immigration favorisant de surcroît la pénétration d’islamistes radicalisés sur notre territoire, qu’il menace enfin « l’exercice des libertés individuelles garanties constitutionnellement », et notamment l’égalité hommes-femmes que la culture d’origine de ces populations semble bien  souvent méconnaître.

Face à ce drame humain que constitue la « crise des migrants », une réponse humaine certes s’impose, mais celle-ci ne saurait aller à l’encontre des intérêts des Ligériennes et Ligériens.

De sorte qu’en faisant vôtres les termes de cette charte, vous saurez, Monsieur le président, prouver que notre collectivité se place au rendez-vous des grands enjeux qui concernent notre territoire, avec humanité, mais sans faiblesse.

Merci à Gauthier Bouchet pour le travail préparatoire

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