DiscoursElectionsEuropéennes 2024EvénementsLes PatriotesUneVie militanteRassemblement de soutien aux paysans – Paris, 3 février 2024

4 février 2024
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Alain Avello participait au Rassemblement organisé par Les Patriotes en soutien à nos paysans, le 3 février 2024 à Paris.

Vidéo de l’intervention (texte intégral ci-après) :

 

C’est avec la force inébranlable de nos convictions, Mesdames, Messieurs, plus déterminés que jamais dans nos engagements, dans nos combats, que nous faisons pleinement nôtre celui, en cours, de nos agriculteurs !

Oui, l’engagement politique se nourrit de l’inextinguible capacité à s’indigner face à ce qui est indigne, et y a-t-il pire indignité que le sort fait, de longue date maintenant, aux paysans de ce pays ?

Ils sont pourtant la France, celle des racines d’une très large part de sa population, autant qu’ils ont fait et continuent de faire la France, dont, rappelons-le, la moitié du territoire est dédiée à l’agriculture, la France dont ils ont façonné les paysages, constitué les terroirs et les appellations d’origine contrôlée, maintenu les savoir-faire traditionnels en les conciliant avec la modernisation, la France qu’ils nourrissent, en l’assurant d’une nourriture saine et de bonne qualité, dont dépend la santé de chacun !

Comment ne pas s’indigner face au sort qui leur est donc, et de longue date, fait ?

Comment ne pas s’indigner face aux mille difficultés qu’ils connaissent au quotidien : des cours qui leur imposent souvent de produire à perte, les pressions exercées par la grande distribution, des revenus indigents, souvent d’à peine quelques centaines d’euros mensuels, le pouvoir exorbitant de syndicats majoritaires agissant contre les intérêts de beaucoup d’entre eux, une suradministration délirante qui pétrie d’idéologie pseudo-écologique, depuis Bruxelles, les étrangle et programme en réalité leur disparition.

La véritable précarité sociale est bien là : dans nos campagnes ! dont ceux qui au quotidien travaillent, tous les jours de l’année, sans répit, ni repos, souffrent habituellement en silence, jusqu’à parfois finir par baisser les bras, en ne trouvant d’autre issue, chose devenue affreusement banale, que le suicide.

Ce mouvement qui a à présent affaire à des forces contraires venues de ses propres rangs, est légitime, ô combien légitime, et doit se perpétuer, jusqu’à réunir les conditions du salut des paysans.

 

Et le soutien sans faille que nous lui apportons est autant suscité par l’indignation qu’il est rendu nécessaire par la cohérence de nos convictions !

C’est pourquoi, nous Patriotes, nous n’avons pas attendu la médiatisation du mouvement des agriculteurs en colère, à l’instar des autres organisations politiques, nous n’avons pas couru après nos photos devant les tracteurs !

Notre soutien à la cause paysanne est un soutien de fond : il n’a jamais failli, ne s’est jamais démenti, ni tari, et j’organisais moi-même, en décembre 2021, avec le précieux concours de Claude que nous entendrons tout à l’heure, chez lui, à Conquereuil, au nord de notre département de la Loire-Atlantique, une grande réunion publique consacrée aux questions agricoles : nous y avions entendu des agriculteurs, bien sûr, les responsables du « Samu social agricole », d’associations en lutte contre l’inflation d’éoliennes, exemple flagrant de l’idéologie antipaysans qui sévit depuis Bruxelles.

Oui, cette adhésion qui est la nôtre, en pleine sincérité, à la cause paysanne et rendu naturelle par la cohérence de nos convictions.

Car l’évidence s’impose : ce dont souffre nos paysans, ce dont ils crèvent, la cause essentielle de leurs maux porte un nom : celui d’Union européenne ! Cette technocrature anti-démocratique, dont nous voulons à toute force sortir, salutaire perspective orientant l’ensemble de nos combats !

C’est l’Union européenne en effet, avec la PAC qui n’est certes pas un bienfait — rappelons que les 9 milliards que nous recevons au titre de la PAC cnstitue une partie simplement de ce qu’en tant que contributeurs nets au budget de l’UE nous lui versons —, c’est donc l’UE qui soumet nos agriculteurs à la toute puissance délétère de l’agrochimie

C’est l’Union européenne qui conclut, au détriment, des intérêts élémentaires de nos agriculteurs des traités de libre-échange qui ont pour effet d’inonder le marché de produits avec lesquels ceux de notre agriculture sont de facto placés en situation de concurrence déloyale.

C’est encore l’Union européenne dans les instances de laquelle sévissent les idéologues du « Green Deal », tels Pascal Canfin, faux écologiste, mais vrai extrémiste de l’escrologie punitive et climatolâtre, qui impose à nos agriculteurs des normes aussi nombreuses qu’aberrantes, lesquelles nuisent gravement à leurs activités productrices.

 

Que l’Union européenne soit la cause première des maux multiples dans souffrent de paysans, cela s’est trouvé mis en lumière, s’il en fallait une preuve, par la visite, à dire vrai piteuse, de Macron à Bruxelles, allant quémander auprès desdites instances européistes quelques marges de négociation avec les syndicats agricoles.

Qu’aura-t-il obtenu ? Pas grand chose, sinon quasi rien.

Et pourtant cela aura suffi à fracturer le front syndical.  La FNSEA nationale et sa succursale des «  Jeunes agriculteurs » disant stopper la mobilisation.

Ces deux organisations se contenteront donc de déclarations d’intention, de vœux pieux et de promesses qui ne seront pas tenues.

Dans le vocabulaire traditionnel du monde du travail, cela porte un nom : on parle de « syndicats jaunes », de syndicats briseurs de grève et de mouvements sociaux.

Mais personne n’est dupe, n’est-ce pas ? La FNSEA a à sa tête Arnaud Rousseau, un acteur de l’agrobusiness, et tous ces pseudos représentants « syndicaux » seront recyclés dans le COPA-COGECA, équivalent agricole de la Confédération européenne des syndicats, pour leur plus grand intérêt pécuniaire personnel bien sûr et histoire de bien boucler la boucle.

Le niveau de manipulation n’en n’est pas moins édifiant, Arnaud Rousseau ayant même prétendu que si, pourtant, le mouvement se poursuivait… mais sous une autre forme…

Laquelle se demandera-t-on? Eh bien, celle du suivi de la négociation avec le gouvernement…

Laissons donc les « jaunes » porter la responsabilité de leur forfaiture, laissons la FNSEA à ses compromissions et à ses trahison.

Non seulement le mouvement des agriculteurs en colère ne s’éteint pas, mais il demeure des plus vifs, votre présence nombreuse témoignant de surcroît du très large soutien dont il bénéficie. Et n’oublions pas que les agriculteurs d’autres pays européens sont également mobilisés.

Ce mouvement qui aura débuté sans la FNSEA, comme il se poursuivra donc sans elle, continuera naturellement de rencontrer le plus entier soutien des forces dont nous sommes, et qui, en parfaite cohérence avec ses revendications, se battent pour la reprise du contrôle de notre agriculture, de notre commerce, pour construire une véritable souveraineté agricole et alimentaire, pour une alimentation saine et accessible à tous, et une sauvegarde authentiquement écologique de la nature, comme savent le faire nos paysans.

Toutes choses supposant bien évidemment que nous nous libérions de l’escrologie punitive, de la concurrence déloyale résultant des traités de libre-échange, et de la catastrophe que représente la PAC.

En un mot que, par le FREXIT, par la sortie de l’Union européenne, nous reprenions le contrôle afin de pouvoir pleinement orienter l’ensemble de nos politiques publiques vers les intérêts sociaux de nos compatriotes,de tous nos compatriotes, dont bien sûr nos amis agriculteurs.

Vive l’agriculture française !
Vivent nos valeureux paysans !
Vive la France libre !

 

 

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