Communiqué de soutien au mouvement social du 10 octobre

Communiqué de presse d’Alain Avello,                président du Collectif Racine
                                                                                                     conseiller régional des Pays de la Loire

SOUTIEN SANS RESERVE AU MOUVEMENT SOCIAL DE CE JOUR
                                                                                                               

Le gouvernement Macron n’aime guère la France qui travaille : si la casse du droit du travail précarise les salariés du privé, c’est une nouvelle cure d’austérité salariale qui guette ceux du public, dont la mobilisation de ce jour suscite de notre part un soutien sans réserve, au double titre de la défense des agents et de celle de nos Services publics.

Dérégulation, austérité, précarisation, voilà les visages hideux que l’Union Européenne présente aux salariés des nations qui lui sont inféodées, quand les agents de nos hôpitaux sont en permanence en situation de surmenage, nos policiers confrontés à des conditions de travail indignes, et nos enseignants parmi les moins bien rémunérés d’Europe.

Les fonctionnaires français n’en peuvent plus des cures d’austérité qui leur sont infligées ! Rappelons qu’ils ont vu leur point d’indice gelé entre 2010 et 2016 et qu’après la courte revalorisation électoraliste du début d’année 2017, ce gel se poursuivra jusqu’à fin 2018 au moins, soit 8 années consécutives de baisse de leur pouvoir d’achat.

Concernant plus particulièrement les enseignants, cette dévalorisation se surajoutant à des conditions d’exercice de plus en plus difficiles — la violence sociale affectant tant d’établissements, ils sont souvent entravés dans leur mission de transmission du savoir —, elle ne peut qu’accentuer encore une crise des vocations devenue des plus problématiques.

Ce n’est qu’en se libérant du joug de l’Union Européenne que la France pourra sauver ses Services publics qui ont si largement contribué à sa grandeur et, dans l’après-guerre, à sa renaissance. Cela, de toute évidence, passera pour les fonctionnaires par une sauvegarde réglementaire de leurs statuts et par une revalorisation assumée de leurs carrières.