Régionales 2015 : notre programme pour l’éducation (colloque du Mans)

Allocution d’Alain Avello,
président du Collectif Racine et candidat aux élections régionales en Pays de la Loire
Colloque sur l’éducation, la famille et la culture
Le Mans, 27 novembre 2015

 

Mesdames, Messieurs,

Chers amis,

Notre programme régional en matière d’enseignement et de formation est à la fois instruit de la situation présente, celle qui résulte des politiques et de la gestion du Conseil régional sortant… et il y a beaucoup à dire à leur propos…, mais il est surtout fondé sur les principes et les ambitions qui, au Front National et au Rassemblement Bleu Marine, sont les nôtres, pour l’avenir individuel de nos jeunes, et tout aussi bien donc, pour celui, collectif, de la Nation.

C’est pourquoi, il importe d’abord de rappeler ces principes et ambitions qui inspirent nos conceptions en matière d’enseignement et de formation professionnelle, pour exposer ensuite comment ils se déclinent, dans le cadre des compétences de la région, en propositions concrètes et de bon sens.

Mais permettez-moi toutefois de préciser, au préalable, à quels titres j’interviens ici devant vous.

Notre mouvement politique constitue depuis un peu plus de deux ans des « collectifs thématiques », lesquels contribuent activement à sa nécessaire professionnalisation, professionnalisation requise par son accession à l’exercice des responsabilités : que ce soit aux exécutifs municipaux, aux exécutifs régionaux, ce qui mobilise toutes nos forces à l’occasion de la présente campagne, et jusqu’à l’exécutif suprême, ce que nous préparons aussi d’arrache-pied.

Ainsi, le Collectif Racine, que je préside, réunit-il, au sein du Rassemblement Bleu Marine, les professionnels de l’enseignement, de la formation, et de la recherche, et il a pour principale vocation de préparer, dans ses domaines de compétences, le projet de programme présidentiel que portera Marine Le Pen en 2017.

Il constitue, à ce titre, un espace de travail où œuvrent en synergie de nombreux praticiens et spécialistes du système éducatif, qu’ils appartiennent au corps enseignant, à celui des personnels de direction ou d’inspection.

Et, ensemble, nous jetons les bases du grand plan national de redressement de l’Ecole et de l’Université françaises !

Dans le même temps, nous nourrissons les positionnements de nos candidats et de nos élus, en les faisant bénéficier de notre expertise sur les dossiers qui relèvent de nos domaines de compétences : nous avons, par exemple, accompagné nos élus municipaux dans l’application de la très contestable réforme des rythmes scolaire ; en mars dernier, je formulais dans un texte programmatique largement diffusé, nos engagements pour l’exercice des mandats départementaux ; et c’est au titre de la même démarche qu’à l’occasion de ces élections régionales, je me propose d’exposer devant vous nos propositions en matière d’éducation et de formation, propositions auxquelles sera de surcroît consacrée la prochaine livraison de notre publication trimestrielle, à paraître dès le début de la semaine prochaine.

J’ajouterai encore que notre engagement provoque une évolution notable de la physionomie de notre électorat et, tout aussi bien, de celle de notre mouvement politique lui-même : les enseignants qu’on avait si longtemps cru éloignés des idées patriotes sont et seront de plus en plus nombreux à porter leurs suffrages sur les candidats de notre mouvement, comme le révèlent plusieurs sondages récents, et ils sont aussi de plus en plus nombreux à se présenter sous les couleurs du Front National et du Rassemblement Bleu Marine, ce qui est notamment mon cas ici, en Pays de la Loire, sur la liste conduite par Pascal Gannat.

Notons que la proportion des enseignants candidats bleu Marine est multipliée par trois et demi par rapport aux précédentes élections !

Aussi comptons-nous bien, en cas de victoire, faire entendre une voix patriote, nationale et républicaine, au sein de l’assemblée régionale, particulièrement, donc, sur les sujets de l’enseignement et de la formation !

Mais quels sont donc les principes fondamentaux sur lesquels nous fondons notre conception et nos propositions pour que la jeunesse de France soit au mieux instruite et formée ?

Car ce sont ces principes qui, donc, inspirent et guident les propositions que nous faisons programmatiquement valoir, à l’occasion tout particulièrement de l’échéance électorale imminente, et dans la perspective confiante de les mettre effectivement en œuvre.

Nous sommes tout d’abord indéfectiblement attachés à ce que les établissements d’enseignement et de formation soient des lieux d’instruction, où sont transmis les savoirs et les savoir-faire.

Et nous ne confondons pas ce qui relève de l’instruction ou de la formation proprement dites, et concerne en tant que tels ces établissements, et l’éducation qui, elle, est l’affaire des familles !

D’ailleurs, les établissements scolaires ont déjà fort affaire à instruire les enfants et les jeunes que la Nation leur confie, sans qu’ils se mêlent en plus de s’immiscer dans leur sphère privée, celle dont justement relève l’éducation à proprement parler, laquelle doit donc demeurer de la responsabilité des familles !

C’est pourquoi nous nous montrons extrêmement circonspects relativement aux prétendues « actions éducatives », dont les contenus suscitent souvent, nous le savons d’expérience, la plus légitime méfiance.

Nous sommes également profondément attachés au principe de l’égalité républicaine : le système scolaire doit en effet garantir l’égalité des chances, chances d’accéder à une même maîtrise des savoirs, et tout particulièrement les plus fondamentaux d’entre eux, chances aussi d’étudier dans de bonnes conditions matérielles et, surtout, dans la sérénité et en sécurité.

Mais parce que les enfants et les jeunes n’ont pas tous les mêmes capacités, ni les mêmes talents, il importe, tout en permettant à tous, sans aucune distinction, d’aller au bout de leurs capacités, qu’il permette aussi à chacun de s’orienter avec discernement, et sans que ce soit par défaut, vers la voie qui correspond au mieux à ses aptitudes.

De façon générale, enseignement et formation doivent être les vecteurs d’une promotion sociale juste, et c’est pour cela qu’ils doivent promouvoir les capacités et les efforts de chacun, en un mot, pleinement reconnaître le mérite.

Mais, pour que, chances égales données à tous, chacun soit orienté au mieux de ses aptitudes, il est impératif qu’aucune voie d’étude ou de formation ne soit empruntée par défaut, l’absence de choix réellement positif conduisant presque toujours à l’échec.

C’est pourquoi, et c’est là, l’une des pierres angulaires de notre projet, il est absolument impératif de revaloriser la voie professionnelle, qui ne doit plus être synonyme de relégation sociale ; il est impératif d’inciter les élèves à opter positivement pour cette voie, et les employeurs à assumer la charge d’une partie de leur formation ; comme il est impératif que les formations proposées par l’enseignement professionnel soient en adéquation avec les besoins réels du marché du travail

Enfin, si nous sommes profondément attachés aux spécificités de l’enseignement privé, en contrat d’association avec l’Etat ou non, nous sommes tout autant soucieux de préserver les élèves, les étudiants et les apprentis de tout enseignement ou pratique se dévoyant dans l’éloge ou l’apologie d’intérêts particuliers, partisans ou communautaristes.

Les établissements d’enseignement et de formation doivent être le lieu où se construit et se renforce le sentiment d’une commune appartenance à la Nation, et, en tant que tels, ils doivent œuvrer dans le sens de l’assimilation républicaine.

Ce pourquoi, nous sommes les défenseurs d’une laïcité bien comprise, qui ne combat aucune croyance religieuse, mais consiste à ne rien céder à aucune, pour les tolérer toutes, mais dans la seule sphère privée.

C’est là une condition majeure pour que, dans nos établissements d’enseignement et de formation, règne la sérénité nécessaire, et nous tenons par-dessus tout à la sanctuarisation des établissements où doit être absolument garantie la sécurité des personnels comme celle des élèves !

Alors, bien sûr, il n’est pas dans les prérogatives de la Région que de décider des contenus enseignés, ni des méthodes d’enseignement, et pas davantage de définir la typologie des cursus scolaires et de formation — ce qui pourtant devra être revu de fond en comble, et nous y travaillons donc pour l’avenir… —, mais la Région n’en possède pas moins, du fait de ses compétences obligatoires comme facultatives, qu’elle partage le cas échéant avec le Rectorat de l’Académie, de véritables leviers, et nos propositions visent évidemment à actionner ces leviers dans le bien de nos lycéens et apprentis et, plus généralement, dans celui de la jeunesse des Pays de la Loire.

Concernant la nécessaire distinction entre l’instruction et la formation, d’une part, qui relèvent des établissements, et de l’éducation au sens strict, d’autre part, qui, elle, doit être du ressort des familles, nous sommes vigoureusement opposés à ce que, sous couvert d’ « actions éducatives » soit permise et organisée l’immixtion dans les établissements d’intérêts particuliers, partisans ou communautaristes.

Nous entendons peser pour qu’un strict contrôle soit exercé, au titre de cette compétence facultative de la Région, qui définit un « Programme d’actions éducatives » et octroie des crédits aux établissements visant notamment à les soutenir, pour qu’un contrôle scrupuleux soit donc exercé sur ces « actions », sur leur orientation idéologique, qui sont le plus souvent tout sauf neutres, de même que sur la nature des « intervenants extérieurs » qui trouvent là bien souvent prétexte à tenir un discours militant devant le public scolaire.

Comment accepter par exemple que, sous prétexte de « lutter contre les discriminations », nos lycées offrent une tribune à une association aussi orientée que la Ligue des Droits de l’Homme ? ou que, sous prétexte de « lutte contre l’homophobie », des associations LGBT soient habilitées à présenter aux lycéens et aux apprentis les intérêts particuliers et communautaristes qu’elles défendent comme une cause universelle ?

Et pourtant, la région des Pays de la Loire, via son « Programme d’actions éducatives » (le PAE), promeut  dans sa mouture 2014-2015, la « lutte contre les discriminations », associe nos jeunes, par un module sur les « traites négrières », à cette délétère repentance allant à l’encontre de la fierté d’appartenir à une grande Nation, et prétend même s’immiscer dans leurs vie la plus intime en prétendant les « [éduquer] à la vie affective, à la relation amoureuse et à la sexualité » (je cite l’intitulé d’un autre module).

Autant dire que nous prenons position en faveur de la suppression pure et simple du PAE !

Si des « actions éducatives » nous paraissent légitimes, c’est à la condition qu’elles ne s’insinuent pas dans la sphère privée de personnalités en construction et qu’elles ne prétendent pas se substituer aux fonctions qui échoient aux familles.

A ce titre nous sommes évidemment favorables à des programmes visant à sensibiliser aux comportements éco-responsables ou aux pratiques nutritives saines, ou encore, impératif de santé publique, à des campagnes de lutte contre les addictions.

L’égalité républicaine, je l’ai dit, exige que soit pleinement reconnu et promu le mérite de nos quelques 180 000 lycéens et apprentis, en particulier par l’octroi de bourses d’études.

De ce point de vue, l’attribution automatique de bourses pour les étudiants étrangers se situe aux antipodes de la reconnaissance du mérite, outre qu’elle constitue un cas d’école de « préférence étrangère » : en Pays de la Loire, 15% des étudiants sont de nationalité étrangère, soit environ 9000 étudiants, et ils se voient octroyer une bourse de 7000 euros…

Quel mépris pour les étudiants français et leurs familles appartenant à la classe moyenne, qui ne peuvent, pour leur part, bénéficier de ce type d’aides, et doivent dans la majorité des cas travailler pour financer leurs études, ce qui concerne environ la moitié des étudiants !

Ainsi, nous nous prononçons clairement pour que soit revu en profondeur le système d’attribution des bourses d’études : il faut que le recrutement des étudiants étrangers soit conditionné à leur niveau de maîtrise de la langue française, ce qui par ailleurs limiterait leur taux d’échec, supérieur à celui des étudiants français, et que les droits d’inscription s’appliquant à ces étudiants soit, comme au Royaume Uni, augmenté de façon significative ; il faut surtout que soient instaurées des bourses régionales au mérite pour les néo-bacheliers qu’ils s’orientent vers des études supérieures courtes ou longues ; il faut enfin mettre en place un dispositif raisonné et efficace d’orientation, ce qui dépend de la Région depuis l’année dernière, qui promeuvent les filières courtes, ce qui diminuerait le taux d’échec et les coûts pour la collectivité.

L’égalité exige par ailleurs des enseignements et des formations de proximité.

Si l’enseignement supérieur ne relève pas des compétences obligatoires de la Région, celle-ci investit de façon croissante, depuis plusieurs années maintenant, dans des opérations de restructuration et de construction d’établissements, universitaires surtout.

Or, au titre du principe d’égalité, il nous paraît nécessaire de favoriser l’implantation des enseignements universitaires les plus généralistes, dans les villes de taille moyenne, au niveau de la licence, tout du moins.

Cela limiterait les coûts, souvent importants, pour les familles et faciliterait les réorientations qui sont nombreuses (rappelons qu’un étudiant sur deux n’obtient pas sa Licence 1 dans la filière initialement choisie).

Concernant à présent les lycées généraux-technologiques et professionnels, c’est dans le même souci de remédier aux inégalités territoriales entre les jeunes, pour contribuer à leur donner des chances égales dans leurs conditions matérielles d’études, que nous voulons développer les internats des établissements, qui connaissent actuellement un taux d’occupation de 85 %, et que nous proposons, pour plus d’équité et un meilleur usage des finances de la collectivité, de croiser les critères sur la base desquels se trouve planifiée la construction des nouveaux lycées : la démographie est évidemment à retenir, mais tout aussi bien la lutte contre la désertification rurale.

Nous nous prononçons par ailleurs en faveur d’une baisse conséquente des tarifs de transports scolaires, et d’une modulation de ceux-ci en fonction des revenus des familles, dans le même souci de remédier aux inégalités entre  élèves urbains et ruraux.

Je le disais, tout justifie de mener une politique volontariste en faveur de la voie professionnelle, qui doit être revalorisée, et tout particulièrement l’apprentissage.

Aujourd’hui, la Région compte 30 000 appentis et pré-apprentis.

Eh bien, tout justifie donc d’inciter encore davantage nos jeunes à opter positivement pour cette voie, et les employeurs à assumer la charge d’une partie de leur formation !

La Région dispose de tous les leviers pour ainsi promouvoir l’apprentissage, puisque c’est l’une de ses compétences obligatoires depuis l’acte I de la décentralisation, celui du début des années 80 :

elle attribue aux CFA, aux apprentis et à leurs employeurs, diverses aides financières ; elle définit le type de formations proposées sur son territoire ; et décide des ouvertures et des fermetures de sections, en prenant en considération les besoins de l’économie régionale, et en concertation avec le Rectorat, dans un souci d’équilibre et de complémentarité avec la formation professionnelle scolaire proposée en lycées.

Ainsi, proposons-nous le doublement progressif de la prime régionale d’apprentissage qui aujourd’hui s’élève à 1000 euros par apprenti, mais aussi, parallèlement, le doublement des aides aux employeurs : il ne saurait en effet y avoir d’incitation effective des jeunes à s’engager dans l’apprentissage, si les employeurs n’y sont pas intéressés.

Par ailleurs, puisque l’apprentissage ne sera réellement incitatif que si les débouchés que cette voie propose sont en connexion avec les besoins réels du marché du travail, il est impératif que la Région audite ces débouchés et définisse en fonction les formations proposées.

En l’espèce, son principal levier est le Schéma prévisionnel des formations (SPF) qu’elle détermine en synergie avec le Rectorat, et qui définit quelles filières privilégier.

Elle doit rationaliser les investissements en rendant moins nombreuses les filières saturées. C’est par exemple le cas de certaines filières d’enseignement professionnel n’offrant que peu de débouchés, comme le secrétariat (26% de chômage sur les 10 premières années de vie active, selon l’INSEE). La Région doit donc peser pour que soit progressivement réduit le nombre d’établissements proposant de telles formations.

Elle doit privilégier les filières assurant des débouchés réels, la vocation de l’enseignement professionnel étant de dispenser des formations qualifiantes qui permettent aux élèves d’entrer rapidement dans la vie active.

En concertation avec le rectorat, le SPF doit donc être élaboré de sorte à privilégier les formations assurant des débouchés. C’est notamment le cas de la filière informatique (Bac Pro SEN, par exemple), et cette filière constitue un atout régional en Pays de la Loire.

De plus, le schéma des formations constitue aussi le moyen de valoriser le savoir-faire professionnel français : la Région doit promouvoir, nous y sommes très attachés, les filières contribuant au rayonnement international de la France (on pense ici à la cuisine ou à la boulangerie, par exemple).

Le temps est venu de cesser enfin de tromper les jeunes et leurs familles quant aux débouchés réels des cursus qu’ils suivent !

Et je reprends à notre compte la proposition que faisait notre présidente, Marine Le Pen,  lorsque, le 17 octobre dernier, nous célébrions ensemble, à Lille, le deuxième anniversaire du Collectif Racine, occasion qu’elle saisit pour présenter ses propositions concernant les lycées de la Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie : par affichage dans les établissements et communications en direction des familles, il faut informer sans relâche sur les filières qui recrutent et cesser symétriquement de promouvoir celles qui sont sans avenir car ne débouchant pas sur l’emploi. Cela ne coûtera rien, et relève du simple bon sens !

Je disais enfin combien nous sommes attachés à ce que règnent, dans les établissements scolaires, la sérénité et la sécurité sans lesquelles ils ne sauraient remplir leurs fonctions d’instruction et de formation.

La Région dispose des leviers nécessaires pour que ces conditions soient garanties aux lycéens, puisqu’il est dans ses compétences obligatoires d’assurer la gestion des lycées.

C’est de la Région tout d’abord dont dépend la restauration dans les établissements ; et elle doit donc, au titre de l’impératif que représente la sécurité alimentaire, veiller à ce que les ingrédients utilisés dans les cuisines soient de qualité, et s’assurer de la traçabilité des aliments.

Or, quel meilleur moyen pour garantir cette qualité et cette traçabilité que de convertir les cantines de nos lycées au principe de la « préférence régionale » ?

Il est nécessaire en effet, et à plus d’un titre, que les cantines scolaires s’approvisionnent majoritairement auprès des producteurs de la Région qui sont soucieux, eux, de la qualité de leurs produits : outre que cette qualité sera garantie, cela incitera les lycéens à privilégier les pratiques nutritives saines, et, en privilégiant les circuits courts, cela présentera un intérêt écologique certain.

A propos de restauration scolaire, nous trouvons ici l’occasion de réaffirmer notre opposition des plus fermes à ce que des viandes issues de l’abattage rituel soient proposées dans nos cantines. Cette opposition se justifie à un double titre, au moins : d’une part le mode d’abattage des animaux, sans étourdissement préalable, n’est que mépris pour la souffrance animale ; d’autre part, dans les établissements de la Région, qui sont des établissements de la République, il ne saurait être question de céder aux revendications communautaristes, fussent-elles religieuses : la laïcité, j’y insistais tout à l’heure, est garante d’égalité comme de sérénité.

Parallèlement, la Région est compétente pour garantir la sécurité et l’intégrité physique des lycéens. Elle peut largement contribuer à la sanctuarisation des établissements qui doivent être absolument protégés de toutes les incivilités, actes délictueux, agressions, trafics divers… qui gangrènent notre société.

Nous nous prononçons donc en faveur de la mise en œuvre des moyens nécessaires pour qu’en cette matière s’impose une « tolérance zéro » effective : au titre de cette compétence obligatoire qui la rend gestionnaire du bâti et des équipements des lycées, la Région devra procéder au déploiement de caméras de vidé-protection, de dispositifs anti-intrusion, et même, dans les établissements les plus exposés à la violence, de portiques de sécurité.

Enfin, l’on peut envisager, dans le contexte actuel, de requérir les personnels des établissements scolaires dont la Région a la charge, pour qu’ils repèrent et signalent les conduites suspectes qui seraient l’indice d’élèves radicalisés.

Voilà donc, Mesdames et Messieurs, l’essentiel des orientations et des propositions qui guideront, en matière d’éducation et de formation, notre action au sein de l’Assemblée régionale.

Je vous remercie de votre attention.